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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 05:28

expulsion-roms-Montreuil-02-05-2013.jpgMontreuil héberge les roms dans des Mous (voir bas de page)... Montreuil laisse les roms sur le bitume... Pourquoi les uns et pas les autres ? Est-ce pour que les efforts déployés pour les uns deviennent supportables pour les riverains qu'on remet les autres à la rue ? Dans tous les cas, les procédés et l'absence de solutions sont innacceptables !

 

 

Plusieurs dizaines de Roms ont été expulsés le jeudi 25 avril au matin de leur campement de Montreuil (93). Ces personnes - une soixantaine selon une association de soutien - ont été évacuées de leur campement, situé près d'une friche industrielle suite à "une décision de justice obtenue par le propriétaire privé du terrain", selon la mairie EELV. 

"Depuis plus d'un an, plus d'une centaine de [Roms] squattaient ce site dans des conditions de vie, de salubrité et de sécurité inacceptables, pour eux-mêmes c

 

omme pour les riverains", a-t-elle ajouté, rappelant qu'un incendie s'était déclaré dans le camp le 17 avril dernier. 

 

 

 

roms-evacues-montreuil.jpg

Des hébergements provisoires auraient été

 

proposés par la préfecture aux familles qui en ont fait la demande. 

La préfecture de Seine-Saint-Denis a précisé qu'un "diagnostic social complet" avait été réalisé le 8 avril dans le campement et que "des capacités d'accueil en hôtel avaient été réservées" à destination de quelques familles le jour de l'évacuation. "Mais personne ne s'est manifesté au moment de l'opération", a-t-elle souligné. 

Le Parti de gauche de Montreuil a pour sa part dénoncé jeudi dans un communiqué "le démantèlement des camps sans solution d'hébergement", qu'il qualifie de "vaste mascarade". 

 

Le jeudi 2 dans la soirée, les roms ont tenté d'investir une salle municipale pour passer la nuit. Ils se sont d'abord rendus devant la mairie EELV de Montreuil pour demander un hébergement d'urgence, avant d'être évacués par la préfecture vers 22H, a indiqué l'association La voix des Roms. Ils se sont ensuite dirigés vers une salle municipale, qui leur avait été ouverte par des élus de l'opposition, mais la police municipale leur a bloqué l'accès, a ajouté cette association.

 

containers-roms-montreuil-credit-une-auvergnate-a-paris.JPGDans son communiqué, la municipalité de Montreuil souligne que "plus de 350 personnes (...) sont logées dignement, ont accès à un suivi sanitaire et social", notamment grâce à la construction dans la ville de "logements-passerelles", des conteneurs colorés où vivent des familles en attente d'un logement pérenne. 

"Mais pour que cette politique courageuse puisse perdurer (...) il est indispensable, pour préserver l'équilibre social de la ville, que tout soit fait pour empêcher la constitution de bidonvilles illégaux", précise la mairie. 

 

Des logements passerelles qui ont entrainé une mobilisation des riverains qui ne souhaitaient pas voir ces nouveaux voisins s'installer à proximité de chez eux... Début avril, à l'arrivée des containers, certains ont vandalisé des véhicules de levage : soit 35 pneus de crevés à la perceuse électrique (montant des dommages plus de 50 000 euros) pour empêcher l’installation d’un village d’insertion Rom ! L'intervention des CRS a été indispensable pour laisser l’entreprise installer les bungalows.

 

Appel d'Intercapa solidarité


Urgent situation critique demain à 6 heures du matin | PLUS JAMAIS d’évacuation forcée des familles en violation de leur dignité et de leurs droits fondamentaux [constitutionnellement garantis]. DEDANS les élus agissent. DEHORS face aux vigiles de la « tranquillité publique » le piquet du Comité de soutien veille aux mauvais tours de l’aube …


La mairie avait autorisé de 1h à 6h, donc à 5h30 évacuation de la salle Jean Lurçat par la police, qui les escorte en direction de Bagnolet … épuisés les familles Roms s’arrêtent Place de la Fraternité à 6h30. Courage à la famille de Tinca Rostas et aux enfants.

 

 

 

 

 

 

Montreuil Vraiment

Qu'est-ce qu'une Mous ? Une maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale. La Mous Roms de Montreuil (93), l'une des plus grandes de France, accompagne un peu plus de 350 personnes installées dans des caravanes sur des terrains de la ville en attendant mieux.

Ce « mieux » pourrait être un programme de « logement modulaire », tel celui qui existe déjà rue Émile-Zola dans le BasMontreuil ou celui qui se met en place rue Paul-Bert. Début mai, onze familles devraient s'y installer, mais ce projet a déjà fait du bruit : le chantier a été occupé deux fois, le gardien retenu, les pneus des camions crevés, et, le 5 mars, des habitants, dont l'ancien maire Jean-Pierre Brard (PC), ont tenté de bloquer les camions livrant les conteneurs. Déjà en campagne pour les municipales de 2014, celui-ci s'affichait en soutien aux quelques familles qui refusent l'arrivée de Roms dans le voisinage.


Les opposants font valoir que la population de la rue est déjà fragilisée et « qu'ajouter de la misère à la misère » ne favorise pas l'accueil. Ils dénoncent aussi le manque de concertation. « Les Roms suscitent un effroi incroyable, explique Claude Reznik, conseiller municipal. Les gens en veulent bien, mais pas en bas de chez eux. »


« La municipalité inscrit sa politique en direction des Roms dans les efforts de solidarité qu'elle poursuit envers l'ensemble des populations précaires, et non en fonction de leurs origines », rappelle le rapport (2012) de la mission d'évaluation de la Mous. Sauf parmi les oppositions politiques à la maire (EELV) Dominique Voynet, ce dispositif financé à 50 % par l'État fait plutôt consensus. « Mais il n'y a pas de solution idéale, admet Claude Reznik. En l'absence de logements sociaux suffisants, on bricole… »


« "Montreuil aux Montreuillois" reste un slogan répandu », déplore Alain Callès, élu chargé des populations migrantes. « JeanPierre Brard avait fait verser du colorant dans la fontaine place de la Mairie pour que les Roms ne puissent pas se servir de l'eau », rappelle Claude Reznik. Certains craignent que les Roms ne prennent des logements sociaux à des habitants qui attendent depuis des années. « Mais les attributions reposent sur des critères parmi lesquels l'origine ethnique ne figure en aucun cas ! », souligne Claude Reznik.


« L'installation des familles rue Paul-Bert ne modifie en rien les listes d'attente, précise Alain Callès. Et puis les Roms sont au maximum 600 dans une ville de 105 000 habitants. » 

 

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Published by Sylvie ASSE
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QUI SOMMES-NOUS ?

En janvier 2012, marqué par la souffrance des sans-abris, des sdf et des exclus, un groupe d’internautes se constitue en association de fait baptisée « Collectif Entraides Citoyennes ». Pendant un an, il soutient des projets dédiés au secours d’urgence nés de l’initiative de particuliers et d’associations. Quinze mois plus tard, le collectif décide d’intensifier son action et de devenir une association loi 1901 afin d’étendre son champ d’action.

Objet :

L’association « Entraides Citoyennes » a pour objet de :
1) soutenir toutes les personnes physiques ou morales dans leurs actions au bénéfice des sans-abris, des sdf et des victimes de l’exclusion qui lui en font la demande par : la communication de leurs actions ; l’organisation, la participation ou la coordination d’opérations pour renforcer leurs moyens et leurs ressources ; la collecte et la redistribution de produits de première nécessité : vêtements, hygiène, nourriture, matériel, etc. ; tout autre moyen qui fera l’objet d’une convention

2) soutenir directement les sans-abris, les sdf et les victimes de l’exclusion par tous les moyens, en vue d’un exercice effectif de leurs droits fondamentaux,  notamment : prêt et don de produits de première nécessité ; défense de leurs droits, libertés et intérêts devant toute juridiction administrative, civile ou pénale

Déclaration en préfecture de Paris le 04 06 2013 - RNA n° W751220057 - Publication au JO du 15 06 2013, N° d'annonce : 1418, N° de parution : 20130024.

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