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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 03:57

Khatchik-KHACHATRYAN-expulsion-valls.jpgSylvie Lhoste


Droits de l'homme... Droit du citoyen... Droits de l'enfant... On bafoue à tout va depuis des années... Il convient de ne pas oublier les moyens mis en place par le gourverment de Sarkozy...

Des enfants, qui font leur scolarité en France, dont les amis sont français, dont l'avenir est en France et qui sont l'avenir de la France sont renvoyés dans un pays qu'ils ne connaissent pas, dont bien qu'originaires ils ne connaissent RIEN. Et il faudrait aussi laisser faire ça ?

 

Pendant que "nos" dirigeants - que nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus reconnaître comme tels - en aveuglent encore certains avec le fantasme d'étrangers venus manger le pain des français, on vous masque la manière dont laisse Arcelor et tant d'autres détruire tranquillement l'emploi en délocalisant après avoir encaissé NOTRE argent.

 

Car le vrai danger, ce ne sont pas les étrangers !

Le prix à payer pour vous le laisser croire, c'est de la destruction de leur vie et de leur avenir que risquent de le payer ces jeunes qu'on renvoie non pas chez eux mais loin de chez nous et pourtant à la une des journaux pour camoufler les réalités d'une déliquance en costume griffé !

 

Khatchik KHACHATRYAN est un jeune lycéen de 19 ans, scolarisé au lycée Camille Jenatzy en CAP.Il s'est fait arrêter jeudi 19 septembre parce qu'il a le tort d'être "sans papiers". La préfecture de Paris veut l'expulser en Arménie. Pourtant sa famille est ici, il est scolarisé et n'a qu'une volonté : construire sa vie en France.


Toute sa famille est présente : ses parents, sa sœur, son oncle et sa tante mais aussi des cousins. Ils ont fui l'Arménie parce qu'ils étaient menacés à cause des activités politiques du père.


S'il est expulsé, non seulement il sera déraciné, séparé de sa famille, coupé de ses études mais en plus il risque fort de se retrouver en prison. Les garçons arméniens de 18 ans doivent se faire recenser et faire le service militaire de 2 ans, avec des risques réels d'avoir à mener des opérations de guerre. Khatchit ne s'est pas fait recenser puisqu'il était en France. Comme tous ceux qui sont considérés comme insoumis il va aller en prison pour 3 à 5 ans...


 

Réseau Education Sans Frontière

Jeudi 17
La FIDL appelle les lycéens "à amplifier la mobilisation dès ce jeudi sous toutes les formes à leur disposition : débrayages, AG, manifestations,…" et donne rendez-vous ensuite à 11h à Nation. 

La FIDL appelle les lycéens à amplifier la mobilisation dès ce jeudi sous toutes les formes à leur disposition : débrayages, AG, manifestations,… afin de demander 3 choses :

 - Le retour immédiat de Léonarda et de sa famille, ainsi que de Khatchit.

- La réaffirmation par l’Etat que l’Ecole est un lieu d’éducation et de protection et non un terrain de jeu pour les opérations policières.- Une circulaire ou une loi prévoyant l’interdiction des expulsions des parents sans-papiers ayant des enfants mineurs qui ont commencé un cycle ou une année scolaire (situation de Léonarda et de sa famille). Plus encore, la circulaire ou la loi devra également prévoir l’interdiction des expulsions de lycéens sans-papiers ayant commencé un cycle ou une année scolaire (cas de Khatchit).


Mercredi 16.10
Rassemblement à 10h devant le Rectorat de Paris (94 avenue Gambetta Paris 20ème). Voir les photos
Lire la tribune signée par des élus parisiens
La FIDL et la JC appellent les lycéens à faire grève mercredi matin pour participer au rassemblement. Voir l’extrait d’article de Libération
Khatchik a été libéré aujourd’hui. Mais il n’est pas sûr de ne pas être inquiété, après avoir été jugé lundi pour insoumission, Nous n’avons pas encore la décision du tribunal.
Par contre, il semble certain qu’il va être incorporé à l’armée pour 2 ans, début novembre.

Il faut donc qu’on agisse vite pour le faire revenir !!!

 

 

Mardi 15.10.13
* RDV 10h place de l’Hôtel de Ville. Une délégation a été reçue à la Mairie.

* RDV aussi pour un Rassemblement prof/élèves à 10 heures du matin devant le lycée VOLTAIRE pour une photo de soutien à KHATCHIK.
101 avenue de la République, métro Père-Lachaise
RESF-SNES-FSU-CGT

14.10.13
Une petite centaine de personnes est allée à la préfecture ce matin. Après avoir été longuement encerclé par la police à la sortie du métro Cité, le rassemblement est retourné au lycée Jenatzy.


12.10.13
Khatchik, 19 ans, sans papiers, lycéen au lycée Jenatzy à Paris 18ème a été expulsé par Manuel Valls. A Paris, la dernière fois qu’un lycéen avait été expulsé, c’était en 2006, il s’appelait Jeff et l’expulseur s’appelait Sarkozy.
Khatchik a passé quelques heures au poste de police de l’aéroport d’Erevan puis a été emmené au poste de police de son village où il est en garde à vue pour 48h. Il sera présenté lundi à un juge d’instruction pour son absence de recensement.

Tous les profs du Lycée Pro Jenatzy seront en grève pour réclamer lundi le retour de Khatchik. D’autres actions se décideront avec les élèves.

 

10/10/13

.... il s’est opposé à son retour forcé. MAIS IL RETOURNE AU CRA, rien n’est gagné encore.... On continue les fax/mails pour exiger sa libération. A suivre très prochainement....

11h15 Roissy :
Une trentaine de militants sont sur place.Contrôles d’identité en cours (les jeunes qui sont allés à Roissy sont ceux qui ont des papiers ... )

10h20 Khatchit est à Roissy
Une dizaine de militants arrivent sur place (Term 2E)
Le lycée Jenatzy est bloqué, la police est sur place.

 

L’expulsion vers EREVAN est prévue demain 13h20 par le vol AF1060 terminal 2E Roissy Charles de Gaule.
Rendez-vous à 10h15 au terminal 2E

Contact sur place : Dante 06 19 86 80 88

 

9/10/13
Nous avons obtenu des documents qui prouvent que Khatchit est recherché par l’armée dans son pays. Ils ont été transmis à la préfecture de police et au ministère. S’ils l’expulsent et qu’il est emprisonné, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas...


 

Libération, Sylvie Mouillard

Khatchik Kachatryan a été arrêté le jour de son anniversaire, le 19 septembre. Le lycéen, scolarisé à Paris mais sans-papiers, fêtait ses 19 ans. Envoyé dans la foulée au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, il a été expulsé samedi dernier, au petit matin, vers l’Arménie, son pays d’origine. Mais ses anciens camarades de classe ne désarment pas. Depuis un mois, ils se battent pour que Khatchik puisse construire son avenir en France. Ils s’étaient donné rendez-vous ce mercredi matin, devant le rectorat de Paris (dans le XXe arrondissement), pour protester contre la politique d’expulsion des élèves étrangers. Durant près de deux heures, plusieurs centaines d’élèves, venus de divers établissements de la capitale, ont bloqué la circulation sur l’avenue Gambetta. Leurs slogans : «Libérez Khatchik !» et «Valls démission !»

 

 

Ulysse a 16 ans. Elève en première au lycée Hélène-Boucher (XXe), il ne connaissait pas le jeune Arménien, mais est quand même venu lui apporter son soutien. «C’est une expulsion parmi tant d’autres, et ce n’est pas normal. Toutes les personnes qui sont scolarisées en France devraient être régularisées.» Steven, lui, a rencontré Khatchik début septembre, lors de la rentrée scolaire. Elève dans la même classe de CAP entreposage, au lycée professionnel Camille-Jenatzy (XVIIIe), il décrit quelqu’un de «sympathique», qui «voulait donner les moyens à ses parents de sortir de leurs problèmes».


L’adolescent se félicite de la mobilisation pour son camarade de classe. «On avait réussi à empêcher son embarquement dans un premier avion pour l’Arménie. Même s’il a fini par être renvoyé, on continue !» Il appuie : «Jamais je n’aurais pensé faire quelque chose comme ça. Avant, je serais resté dans mon coin. Mais là, je me dis que je n’aimerais vraiment pas être à sa place.»

La prison ou le service militaire

Depuis son retour en Arménie, Khatchik est assigné à résidence dans son village d’origine. Placé sous contrôle judiciaire, il risque, d’après le Réseau éducation sans frontières (RESF), trois à cinq ans de prison pour insoumission. A leur majorité, tous les jeunes hommes arméniens doivent en effet se faire recenser. Ce que Khatchik, réfugié en France en raison des activités politiques de son père, n’a évidemment pas fait... S’il échappait à l’emprisonnement, Khatchik devrait de toute façon effectuer son service militaire à partir du 1er novembre. Soit, selon RESF, deux ans de service, «avec des risques réels d’avoir à mener des opérations de guerre».


La famille de Khatchik, elle, est toujours en France. Inquiète et cachée : «Ses parents et leurs autres enfants sont sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire (OQTF) depuis le mois de juin, souligne Dante Bassino, représentant de RESF et de la CGT Educ’action. Ils ont très peur et ne comprennent pas pourquoi leur fils a été expulsé.» Arrivés en France en 2011, les Kachatryan ont vu leurs demandes d’asile refusées, «car l’Arménie est considérée comme un pays sûr».

Nouvelle mobilisation jeudi

Dante Bassino espère que la mobilisation des élèves et professeurs incitera les autorités françaises à faire machine arrière. Plusieurs élus de gauche de la capitale, dont la candidate à la mairie de Paris Anne Hidalgo, ont signé un appel pour Khatchik, demandant l'arrêt des expulsions de lycéens. Jacques Daguenet, adjoint au maire du XIe et présent au rassemblement devant le rectorat, va plus loin : «Il est grand temps de régler la situation de ces jeunes scolarisés mais privés de papiers. J’espérais de la gauche qu’elle le fasse, ce n’est pas le cas. On en est encore au système du cas par cas, à la discrétion des préfectures.»


A ses côtés, Christine Maillard, professeur au lycée Dorian, le premier établissement de Khatchik, s’emporte : «Le dernier lycéen parisien expulsé, ça remonte à 2006, alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Cela avait fait suffisamment de bruit pour que ça ne se reproduise pas pendant sept ans. Et là, en 2013, sous un gouvernement de gauche, on recommence avec les mêmes attitudes...» Du côté des élèves, on appelle à un blocage des lycées parisiens ce jeudi et à une manifestation de la place de la Nation jusqu'au ministère de l'Intérieur.

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Published by Sylvie ASSE
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QUI SOMMES-NOUS ?

En janvier 2012, marqué par la souffrance des sans-abris, des sdf et des exclus, un groupe d’internautes se constitue en association de fait baptisée « Collectif Entraides Citoyennes ». Pendant un an, il soutient des projets dédiés au secours d’urgence nés de l’initiative de particuliers et d’associations. Quinze mois plus tard, le collectif décide d’intensifier son action et de devenir une association loi 1901 afin d’étendre son champ d’action.

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L’association « Entraides Citoyennes » a pour objet de :
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2) soutenir directement les sans-abris, les sdf et les victimes de l’exclusion par tous les moyens, en vue d’un exercice effectif de leurs droits fondamentaux,  notamment : prêt et don de produits de première nécessité ; défense de leurs droits, libertés et intérêts devant toute juridiction administrative, civile ou pénale

Déclaration en préfecture de Paris le 04 06 2013 - RNA n° W751220057 - Publication au JO du 15 06 2013, N° d'annonce : 1418, N° de parution : 20130024.

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