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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 09:38

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La ministre du Logement Cécile Duflot a annoncé mardi sur Canal+ une prolongation du dispositif hivernal pour l’hébergement d’urgence, pour «faire en sorte que d’ici au 31 mai (...) on ne mette plus personne à la rue».

 

Ce dispositif, mis en place chaque hiver pour assurer l’hébergement des SDF, s’achève traditionnellement en mars. Mais à l’approche de l'élection présidentielle, le précédent gouvernement avait exceptionnellement repoussé cette année l'échéance jusqu'à ce mardi.

 

« La première décision que j’ai prise en liaison avec Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, c’est de suspendre la fin de la trêve hivernale et de repousser au 31 mai toute décision », a déclaré Cécile Duflot.

 

Il faut «faire en sorte que d’ici au 31 mai, on puisse garder des places et qu’on ne mette plus personne à la rue», a estimé la ministre. Aucune personne «ne sera remise à la rue de façon brutale», a-t-elle assuré.

« Il va falloir mobiliser l’ensemble des acteurs pour faire en sorte que les places dans les foyers d’urgence soient libérées par ceux qui ont droit à un logement et accueillir les personnes qui sont en plus grande fragilité dans des lieux d’hébergement de plus grande qualité », a ajouté Cécile Duflot.

 

Sources:http://www.liberation.fr/societe/2012/05/22/cecile-duflot-prolonge-le-dispositif-hivernal-pour-les-sdf_820438

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Published by LIZ
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Jeanne Dominique 23/05/2012 14:33

Bien, pas de perte de temps, voilà une ministre à peine assise dans son fauteuil qu'elle est rhabillée pour le prochain hiver.

C’est bien d’être critique, faut-il avant toute chose attendre de voir comment elle va gérer sa mission. Pour l’instant, son effet d’annonce s’arrête à «faire en sorte que d’ici au 31 mai (...) on
ne mette plus personne à la rue».

Je ne suis pas naïf mais avant de mettre quoique ce soi en place, il faut déjà en donner les grandes lignes, si ce n’est pas elle qui le fait, qui le fera ?

Je ne crois pas au « y’a qu’à, faut qu’on » mais j’ose croire en ses idées, au moins dans un premier temps, pour la suite, l’avenir nous le dira, après tout, nous aurons déjà une idée au 31 mai.

AUBERTIN 23/05/2012 12:33

Navré pour toutes mes fautes, peu de temps pour une relecture...

Bon courage à toutes et à tous, et surtout... Bonne continuation ! Ne lâchons RIEN de nos valeurs, combats et engagements communs.

AUBERTIN 23/05/2012 12:30

[Suite]

Parce que la moindre des choses restent encore de respecter les personnes en réelle détresse, en leur redonnant un semblant de droit de parole (et puis merde, d'exister !) qui se sentent à juste
titre avoir tant été "abandonnées par le système" via un manque de considération, qui commence par ce nombre de fonctionnaires inconcevables des différents pouvoirs publics nationaux et locaux,
lesquels, dans une désorganisation générale, ont pour coutume, avec cette légerté détestable pour beaucoup (au Pôle Emploi, dans les Espaces publics d'Insertion ou de formation en contrat avec
l'Etat...), de renvoyer le plus souvent d'une administration incompétente à une autre, des gens qui veulent "s'en sortir" pour l'obtention d'un même papier élémémentaire, ouvrant un semblant de
droit...

Combler un manque de places d'hébergement en un peu plus d'une semaine - mais à qui pourrait-on faire croire cela ?... Ceux qui y travaillent sur le terrain, comme ceux qui sont dans la rue, ne
sont pas dupes : il ne doit pas se substituer à une vraie politique du logement durable en faveur des plus précaires aucun pansement de fortune. Et pour cela, il faut des moyens. Et de très gros
moyens, qui relèvent d'une vraie politique volontariste en ce sens, et donc qui nécessite une révisions des priorités des choix politiques de notre pays aussi au profit de plus de solidarité envers
les oubliés, les "sans voix" : j'entends par là les personnes en situation de pauvreté et/ou d'exclusion sociale.

Il est dans mon habitude de marteler que lorsque le Général De Gaulle avait créé la Sécurité sociale, c'était en une période d'après-Guerre et les caisses de l'Etat étaient vide ; pourtant, la
seule volonté politique était là. Cette même Sécurité sociale qui a été en partie lamentablement piétinée et démantelée par le quinquennat qui vient de s'achever (déremboursements, franchises
médicales...) par des politiciennes et politiciens se réclamant du.. Gaullisme. Mais quelle honte...

Méfions-nous donc des déclarations hâtives et d'effets d'annonces, nous n'en avons que trop eu : restons très vigilants et maintenons la pression, sans relâche, à travers nos différentes
associations qui doivent, à l'unisson, contraindre notre nouvelle ministre à assurer ses déclarations par la parole et à l'assumer dans ses actes ; déclarations par lesquelles elle a également
assuré que cette semaine permettra de mettre sur pied un plan durable pour le logement des précaires justement, sous le sceau de ce nouveau Gouvernement : ce Gouvernement sera, pas moins que les
autres, jugé sur la tenue de ses promesses, et c'est à nous de le contraindre à respecter ses engagements.

J'ose croire que ce sursis d'une semaine ouvrée, qui résonne sur le terrain où chacun d'entre nous, parfois seulement avec le coeur et c'est déjà fort louable, est une façon pour notre nouvelle
ministre de nous expliquer qu'elle prendra sincèrement, pour ainsi dire à bras le corps, le temps de prendre connaissance de l'ensemble des dossiers en cours laissés par son prédecesseur, et que
ses déclarations ne sont qu'une formule afin de nous garantir de ses plus sincères priorités.

Il serait tellement benoît d'imaginer que nous relogerons tous les SDF en un seul quinquennat (quel que soit sa réelle, hors toute démagogie, détermination). Restons-donc extrêment vigilants, et ne
lâchons rien.

Exigeons les mêmes revendications que nous avions hier. Avec la même pugnacité qui nous réunie tous ; nous, les acteurs du monde social, sensible à la détresse de notre semblable et qui, en un mot,
croyons en ce qu'est l'humanisme.

AUBERTIN 23/05/2012 12:27

Good news certes, mais, sans vouloir faire preuve de pessimisme, ne soyons pas dupes et sachons, s'il vous plaît, garder un sens critique élémentaire face aux effets d'annonce.

Il faut "faire en sorte que d’ici au 31 mai, on puisse garder des places et qu’on ne mette plus personne" à la rue, a estimé Céciile Duflot. Aucune personne "ne sera remise à la rue de façon
brutale", a-t-elle assuré. Personnellement, je ne vois pas comment nous allons garantir l'accompagnement des SDF vers des "des lieux d’hébergement de plus grande qualité" et ce, en une semaine,
quand on sait qu'à l'année, et depuis bien des années, nous n'arrivons déjà pas à répondre à moins du centième des demandes de mise à l'abri : rappelons que c'était pour dénoncer et protester
contre cet état de fait que le premier responsable du SAMU Social avait démissionné...

Je me permets d'affirmer, après mon propre vécu de plus de dix années de rue, entrecoupés d'admissions dans foyers en tout genre (et des pires !) dont les conditions de vie sont telles que seul
l'instinct de survie peut parfois nous inciter à y revenir, que seul un travail de longue haleine, qui doit être entrepris dès à présent (non pas en une semaine, mais en un quinquennat !), afin de
faire bénéficier d'un logement individuel, même des plus spartiates (et non d'un hébergement collectif sommaire et précaire, où le manque d'hygiène et la violence sont de règle) doit présider à
toute "insertion" ou "réinsertion", si l'on veut vraiment enfin sortir de la précarité. Ce nouveau Gouvernement sera jugé "sur pièce" ; à savoir, sur ses résultats en la matière. Comme les autres.
Et personnellement, ma critique sera d'autant acerbe et, pour ainsi dire, intolérante et sévèrement incisive, que ce soit un Gouvernement dit de Gauche qui échoue dans ce dossier du logement.

Une prolongation des hébergements collectifs improvisés en "temps de grand froid" (les structures réquisitionnées étant des gymnases, etc.) et aux conditions d'accueil collectif sanitaires
catastrophiques et indignes, non propices à une reconstruction personnelle, psychologique et socio-professionnelle (là où nous savons tous d'ailleurs que les SDF décèdent d'abord en saison
estivale), me paraît être un énième effet d'annonce relevant de la plus flagrante des démagogies. En effet, en quoi, en une semaine, notre nouvelle ministre du logement va-t-elle établir une telle
politique, une vraie, en faveur des sans-abris et des mal logés ? J'attends-donc personnellement, avec une grande impatience, mêlée d'une sincère prudence et de bien des désillusions, ses
prochaines déclarations... Je vous parie que ses bonnes intentions, que je ne remets pas ici en cause, de sa politique en faveur des SDF, seront largement revues à la baisse dans les mois à
venir.

Rappelons aussi au passage que des pathologies difficiles et longues à soigner, que nous pensions presque éradiquées en France il y a encore plus de vingt ans (je pense à la tuberculose notamment,
dont les cas sont en recrudescence exponentielle dans notre pays, pourtant au 5e rang mondial du PIB et dont il faut plusieurs années à soigner pour seulement en atténuer les symptômes !) trouvent
en ces lieux d'accueil collectif provisoires un terrain idéal de survenue de nouveaux cas de contamination.

Au-delà de ces questions de santé publique critiques (et qui coûtent si cher à l'Etat notamment, le comble !), ce n'est pas depuis un gymnase qu'il est possible pour un SDF de dormir à son aise, de
parvenir à se poser et se reposer, prendre le temps nécessaire à sa reconstruction suivant son vécu personnel et à se projeter dans l'avenir vers un retour aux droits communs, pour enfin être
décemment accompagné dans l'ébauche d'un vrai projet de vie personnalisé, et éventuellement être orienté s'il le souhaite vers une insertion socio-professionnelle via une formation adaptée à ses
aspirations et à ses capacités, ou simplement à trouver du travail. Parce que dans l'esprit collectif tant que dans les hautes sphères politiques, il paraîtrait que les SDF ne soient que des
"branleurs" pour parler bien vulgairement ; au point que le dernier Gouvernement voulaient imposer des heures de travail à ceux qui, déjà plus qu'éprouvés par leur propre vécu qui les ont menés à
la rue et qui ne cessent d'être brinquebalés d'un guichet à un autre, histoire de les achever toujours plus.

Cécile Duflot, notre nouvelle ministre de l'égalité des territoires et du logement, semble entendre en filigrane qu'en une semaine et deux jours, elle parviendra à réussir ce qu'en plus de vingt
ans, voire trente, personne, ni de droite ni de auche, n'a su solutionner : le nombre de SDF n'a au contraire cessé de croître depuis, et vouloir assuerer qu'aucune personne "ne sera remise à la
rue de façon brutale" relève d'une démagogie maintes fois entendue et ré-entendue. Si les intentions sont parfois hypocritment électoralistes, parfois sincèrement nobles, méfions-nous toujours des
des promesses sans lendemain... Et pour une fois, à l'occasion de cette nouvelle présidence de la République française, saisissons-nous du débat pour porter haut et fort les revendications des gens
qui survivent, à l'année, dans la rue, que ce soit sous une tente, dans un squat, dans leur voiture, dans un camping, sur un banc public...


Ainsi vous-satisfaisez vous outre-mesure des propos de Mme Duflot de (ne) repousser (que) d'un peu plus d'une semaine le maintien d'un pansement sur une vraie gangrène. C'est là déjà trop céder et
accepter un compromis, au combien illusoire, qui est nullement conforme et parfaitement inacceptable face à nos exigences militantes de terreain que, je crois, nous défendons tous ici avec vigueur,
dans ce "groupe Facebook". Il n'est pas question de fustiger avant l'heure l'action de Mme Duflot. Mais nous n'attendons plus des paroles, mais des actes. Des vrais.

Enfin, de vrais actes, pour sauver des poulations qui continuent de crever la bouche ouverte, en silence.

Donc soyons moins enjoués à l'écoute de tant de bonnes volontés, qui pourraient bien vite se traduire en de simples et vaines velleiétés enflamées. Soyons un peu plus lucides sur la situation du
terrain et plus exigeants en termes de garantie des politiques promises... D'autant que politiquement, il n'ait nul besoin d'être énarque pour comprendre que Cécile Duflot a obtenu un portefeuil
ministériel qui ne lui permettra pas de mettre en oeuvre une politique qu'elle pense juste en termes de logement, même si ce sera toujours mieux, objectivement, que ce qui nous avait été proposé
avant ce dernier scrutin présidentiel.

Les concessions et autres compromis de circonstance n'ont pas leur place, et ne l'auront jamais, au sein de l'échiquier politique tant qu'une vraie politique durable en faveur du logement des
personnes en situation de pauvreté et d'exclusion sociale n'aura pas été clairement élaborée, programmée suivant un calendrier précis et enfin présentée par notre Gouvernement à notre Parlement,
voire imposée (il existe des recours en ce sens) à lui pour son approbation (votes et retours amendés incessants entre l'Assemblée nationale et le Sénat, pour ceux qui connaissent un minimum les
arcanes du pouvoir et dont les élections législatives à venir auront une influence décisive en termes de droit constitutionnel et processuel).

Il appartient au nouveau Gouvernement de nous prouver sa bonne foi et sa franche détermination à vouloir faire en sorte qu'en effet, plus personne ne soit contraint d'être un "sans toît anonyme" ;
comme la devise de notre République le rappelle, ainsi que l'Histoire l'a plus que partout ailleurs en Europe, été respectée sur le plan de l'Egailté et de la Fraternité. Il incombe à ce nouveau
Gouvernement de prendre toutes les mesures visant à la fois une relance économique de notre pays et d'inverser (là est son défi majeur) le creusement des inégalités sociales. Compte tenu de sa
position particulière (jusqu'à l'OTAN), il en va du sort de la France, comme des pays mebres de l'Union européenne qu'elle entraînera nécessairement dans son sillage : à commencer par la péninsule
ibérique (Espagne, Portugal) et la "botte" italienne.

Car en un mot, pour ceux qui ne l'avaient pas encore siasi : l'accession à un logement privatif social est une nécessité absolue, prioritaire. Et doit d'abord être associée à une reprise des soins
médiacux et leur suivi, dont l'inobservance, lorsque nous sommes à la rue, concourt largement à l'aggravation de l'état de santé général des SDF et, par voie de conséquence, à leur décès à un âge
prématuré, contrastant de façon criante à l'espérance de vie (ce que l'on nomme courammant "l'allongement de la vie") de la population en général.

Cette accession à un vrai logement, encore une fois, même minimaliste, mais durable (une chambre propre, et individuelle), conditionne toute réussite de retour à une vie décente et à une insertion
réussie. Je connais bien des cas où ceux que l'on croyait définitivement "foutus d'avance" (alcoolisme chronique massif ancien, état de santé général préoccupant - ce sont des qualificatifs d'orde
médical et objectifs, non un jugement) ont surpris par une reprise en confiance en eux et, de fait, à une motivation telle qu'ils se sont sentis poussés des ailes au point de redevenir... De "vrais
gens", que l'on cesse de déconsidèrer. Redevenir quelqu'un, se doucher, s'habiller proprement sont des rudiments qui permettent de reprendre de la considération en soi, prélude à toute autre
démarche d'insertion qu'elle qu'elle fûsse.

Parce que la moindre des choses reste

Duchesse Tendresse 23/05/2012 08:49

C'est bien ce que je disais au sujet de l'été : C'est aussi dangereux que l'hiver ou même pire et apparemment ce serai le moment où il y a le plus de décès !

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QUI SOMMES-NOUS ?

En janvier 2012, marqué par la souffrance des sans-abris, des sdf et des exclus, un groupe d’internautes se constitue en association de fait baptisée « Collectif Entraides Citoyennes ». Pendant un an, il soutient des projets dédiés au secours d’urgence nés de l’initiative de particuliers et d’associations. Quinze mois plus tard, le collectif décide d’intensifier son action et de devenir une association loi 1901 afin d’étendre son champ d’action.

Objet :

L’association « Entraides Citoyennes » a pour objet de :
1) soutenir toutes les personnes physiques ou morales dans leurs actions au bénéfice des sans-abris, des sdf et des victimes de l’exclusion qui lui en font la demande par : la communication de leurs actions ; l’organisation, la participation ou la coordination d’opérations pour renforcer leurs moyens et leurs ressources ; la collecte et la redistribution de produits de première nécessité : vêtements, hygiène, nourriture, matériel, etc. ; tout autre moyen qui fera l’objet d’une convention

2) soutenir directement les sans-abris, les sdf et les victimes de l’exclusion par tous les moyens, en vue d’un exercice effectif de leurs droits fondamentaux,  notamment : prêt et don de produits de première nécessité ; défense de leurs droits, libertés et intérêts devant toute juridiction administrative, civile ou pénale

Déclaration en préfecture de Paris le 04 06 2013 - RNA n° W751220057 - Publication au JO du 15 06 2013, N° d'annonce : 1418, N° de parution : 20130024.

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