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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 03:32

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Après Melissa... Denisa vient de mourir dans des conditions dramatiques...

Un drame qui auraient pu être évité si la fillette et sa famille avaient connues des conditions de vie correcte...

Combien d'enfants roms devront mourir en France avant que les politiques ne s'engagent dans une ligne d'intégration des familles roms qui viennent pleine d'espoir dans notre pays ?

 

Historique de ce dernier drame

et pétition en ligne

 

 

Samedi 1er mars à 11 h, une marche blanche reliera le lieu de l’accident,

551, rue de Lille à Roncq, à l’église Saint-Piat,

où un office sera célébré par le père Arthur.

 

Depêches Tziganes

Isabelle Ligner

Une fillette Rom, originaire de Roumanie et âgée d’à peine 7 ans, est décédée le 21 février au soir après avoir été fauchée par une voiture alors qu’elle jouait avec sa soeur à Roncq, dans le Nord, selon le parquet de Lille, qui a précisé qu’un homme avait été placé en garde à vue.

 

Après avoir fauché l’enfant qui traversait la rue, le conducteur a pris la fuite. Selon la même source, un homme en état d’ébriété s’est ensuite présenté aux enquêteurs dans la soirée, expliquant qu’il pensait être la cause d’un accident sans savoir s’il avait heurté « une personne ou un animal ».

 

La fillette est décédée sur place de ses blessures, peu après l’accident survenu aux alentours de 19H près d’un large rond-point situé rue de Lille dans la ville de Roncq, au nord de Lille, selon les pompiers.

 

Le petite victime vivait dans un bidonville situé dans cette rue mais selon des témoignages associatifs, sa famille et elle avaient été expulsées le matin même d’un campement situé à Wattignies. 

 

Le Père Arthur, connu pour son combat auprès des Roms, s’est rendu sur place et a prononcé le Requiem de la Prière des morts. Vincent Ledoux, le maire de Roncq, était également présent et s’est rendu auprès de la famille de la fillette tuée.

 

« Une petite fille rom vient de décéder, fauchée rue de Lille par un automobiliste qui a pris la fuite. Notre première pensée est pour la famille de cette enfant que nous sommes immédiatement allés rencontrer afin de lui exprimer notre compassion et notre solidarité en ces heures tragiques », a déclaré M. Ledoux dans un communiqué.

 

« Nous sommes profondément indignés par le comportement de ce chauffard qui n’a pas daigné s’arrêter et faisons toute confiance au Procureur de la République pour que la Justice soit particulièrement diligente en cette affaire », a-t-il ajouté avant d’embrayer sur la nature « illicite » et dangereuse de l’implantation de ce bidonville.

 

« Cet événement douloureux met en exergue l’inadéquation de cette implantation illicite aux abords d’un axe de grande circulation, comme nous le signalons depuis plus de deux mois aux services de l’État. L’heure est maintenant au recueillement, mais nous n’osons imaginer que cette situation inacceptable pour ces populations perdure », conclut-il sans plus de précision.

 

Or s’il s’agit simplement de démanteler un bidonville via une expulsion musclée, l’expérience montre qu’il se recrée à quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres dans des lieux qui sont rarement sécurisés ou salubres. Sans solution de relogement décent, d’autres enfants verront donc leur vie menacée ou fauchée par un incendie ou un conducteur indigne.

 

Les enfants, et en particulier les petits Roms, paient un lourd tribut aux conditions de vie de leurs parents. Mi février, Mélisa, une petite fille bulgare âgée de 8 ans, avait été tuée dans l’incendie qui avait dévasté nombre de cabanes du bidonville où sa famille vivait, rue des Coquetiers à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

 

La pétition en ligne

 

Paris, le 22 février 2014

Catherine R. Belgique

Lettre ouverte à Michèle Barzach, Présidente d'UNICEF France : Une ville "amie des enfants" peut-elle expulser des enfants ?


Madame la Présidente,


Hier, une fillette rom de huit ans décédait à Roncq, fauchée par une voiture dont le chauffeur a pris la fuite. Cette fillette venait d'être expulsée le matin-même du camp de Wattignies, où elle résidait avec sa famille. La famille avait terminé sa course sur le bord d'une route de Roncq, une ville qu'elle ne connaissait pas. Telles sont les circonstances du drame.
 
Or, il apparaît que Wattignies fait partie de la liste des Villes amies des enfants, statut décerné par l'UNICEF dont toute ville y ayant accédé peut se prévaloir.
Ce drame atroce qui touche de plein fouet Roms et gens du voyage indique d'évidence une faille dans l'attribution du statut de Ville amie des enfants, et en montre sans doute un peu tard les limites.

 
Une étude des critères à remplir pour devenir Ville amie des enfants montre que, sauf à distinguer deux types d'enfants, les enfants vivant en habitat précaire devraient être intégrés aux effectifs de la commune. Les villes se référant au nombre d'habitants officiel, il reviendrait dès lors à UNICEF de créer une ligne « enfants français ou étrangers vivant en habitat précaire » dans les statistiques du tableau de bord.

 
La signature de la Charte Ville amie des enfants doit obliger les villes à engager des actions concrètes en ce qui concerne les enfants roms ou vivant en habitat précaire :
Arrêt des expulsions des lieux de vie. Il ne saurait y avoir accueil, accès à la ville, à la culture et aux loisirs, éducation au civisme et insertion dans la vie de la cité de tous les enfants vivant sur la commune et parallèlement, expulsions, démantèlements de camps sans relogement pérenne. Il semblerait aussi cynique d'expulser des enfants au motif qu'ils sont trop misérables pour avoir une domiciliation, et parallèlement mener d'honnêtes activités de plaidoyer.

 
Les communes peuvent parfaitement rester dans les prescriptions gouvernementales tout en cessant les démantèlements. Il suffirait de rendre (à peu de frais) les campements salubres : implantation de sanitaires, organisation de collecte des ordures ménagères, mise à disposition de bennes, accès à l'eau... Si elles souhaitent procéder à des démantèlements, elles doivent dès lors proposer des solutions concrètes et pérennes aux personnes expulsées.
 
Conformément aux préconisations de l'Union Européenne, l'UNICEF pourrait par ce moyen lutter de manière très efficace contre les discriminations gravissimes subies par les enfants Roms.

 

 

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Published by Sylvie ASSE
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Kokomita 26/02/2014 18:32

La France a signé la Convention internationale des droits de l'enfant. Mais elle a oublié en route Diego, Melisa, Denisa, et tous les enfants qui vivent dans la misère sur son territoire. Les voix
s'élèvent, de plus en plus nombreuses, pour dire aux politiques que maintenant, on veut des actes dignes, pas des expulsions imbéciles et mortifères.

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QUI SOMMES-NOUS ?

En janvier 2012, marqué par la souffrance des sans-abris, des sdf et des exclus, un groupe d’internautes se constitue en association de fait baptisée « Collectif Entraides Citoyennes ». Pendant un an, il soutient des projets dédiés au secours d’urgence nés de l’initiative de particuliers et d’associations. Quinze mois plus tard, le collectif décide d’intensifier son action et de devenir une association loi 1901 afin d’étendre son champ d’action.

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L’association « Entraides Citoyennes » a pour objet de :
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2) soutenir directement les sans-abris, les sdf et les victimes de l’exclusion par tous les moyens, en vue d’un exercice effectif de leurs droits fondamentaux,  notamment : prêt et don de produits de première nécessité ; défense de leurs droits, libertés et intérêts devant toute juridiction administrative, civile ou pénale

Déclaration en préfecture de Paris le 04 06 2013 - RNA n° W751220057 - Publication au JO du 15 06 2013, N° d'annonce : 1418, N° de parution : 20130024.

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