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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 18:53

va-une.jpgVoici la une du numéro 4004 de Valeurs Actuelles paru le 22 août qui a choqué énormément de monde. Des voix se sont élevées partout - à commencer au Parti Socialiste - pour la qualifier d'indigne, d'antirépublicaine et d'incitant à la violence xénophobe contre une catégorie de la population.


Yves de Kerdrel, directeur général de ce magazine, a exprimé son indignation contre cette attaque qu'il juge « diffamatoire, infondée, qui relève de l'intimidation et de la calomnie... ».

 

Après avoir rappelé la méthode du sondage publié, selon lequel « une grande majorité des Français (86 %) » est « radicalement opposée aux occupations illégales de terrains par les Roms », Valeurs actuelles souligne que « ce dossier vise à désigner un problème de fond que le gouvernement est incapable de gérer, et non à stigmatiser une population qui subit l'impéritie de certains hommes politiques ».


min-eric-branca.jpgComment prêter crédit au directeur général de ce magazine alors qu'Eric Branca en signe l'edito dès lequel l'amalgame entre roms et gens du voyage s'affirme ? Comment le croire alors qu'il donne la parole sur une pleine page à Christian Estrosi contre lequel SOS Racisme a porté plainte le 30 juillet dernier pour « provocation à la haine et à la discrimination ethnique, non suivie d’effet » ?


Nous sommes très étonnés que personne n'ait encore osé porter plainte contre ce magazine alors que danc notre pays,
l'incitation à la haine raciale, donc à la violence xénophobe, est passible de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

 

Selon Laurent Joffrin - Directeur du Nouvel Observateur
Valeurs Actuelles a trompé ses lecteurs

 

« Roms, l’Overdose » titre en couverture l’hebdomadaire de la "droite décomplexée", pensant par là exprimer le "ras-le-bol" des bons citoyens face aux problèmes suscités par la présence de campements de Roms sur le territoire.


Le dossier qui accompagne cet énergique diagnostic s’appuie sur un sondage Harris interactive censé lui donner sa crédibilité. Problème : ce sondage est interprété de manière honteusement biaisée. Deux questions principales ont été posées aux personnes de l’échantillon : "Personnellement, quelle serait votre réaction si des Roms venaient s’installer à proximité de votre domicile, dans un espace prévu pour accueillir un campement de Roms ?" Puis même question, mais "dans un espace non-prévu pour accueillir un campement de Roms ?" 


A la deuxième question, où l’on parle "d’espace non-prévus", les sondés répondent "non" à 86%. Fort de ce chiffre sans appel, "Valeurs Actuelles" proclame que le nombre de Roms en France atteint "l’overdose".

 

Mais pour tirer cette conclusion, l’hebdomadaire glisse avec une discrétion remarquable sur la réponse à la première question. Car si les Roms s’installent dans un espace prévu, ils ne sont plus que 44 % à s’y opposer, contre 25% qui approuvent cette présence et 30% qui s’y déclarent indifférents.

 

Autrement dit, une majorité de Français (55%), selon le sondage Harris, ne voient pas d’inconvénient à l’installation légale de Roms près de chez eux. Malgré la médiatisation systématique des problèmes liés aux campements de Roms, il reste toujours plus de la moitié des citoyens pour accepter leur présence près de chez eux. Où est "l’overdose" ?


Un journal honnête aurait mis en exergue cette réponse au moins autant que la première.Elle tend à montrer que la xénophobie, ou la même la simple méfiance à l’égard de populations nomades, est peut-être moins forte qu’on le croit, ce qui va évidemment à l’encontre de la thèse développée par "Valeurs Actuelles". La réponse à la deuxième question (contre les installations illégales), d’ailleurs, ne traduit pas forcément une hostilité à l’égard des Roms. A choisir, il vaut mieux qu’ils s’installent dans un endroit aménagé plutôt que dans un lieu de hasard, y compris dans leur intérêt. Un défenseur des Roms, après tout, pourrait fort bien répondre de cette manière : oui aux installations légales et organisées, non aux installations sauvages et insalubres.


En titrant "l’Overdose" sur la base d’un mensonge, "Valeurs Actuelles" use d’une métaphore chimique (les Roms sont assimilés à une substance toxique, dans la grande tradition des années trente) et trompe délibérément ses lecteurs. L’institut Louis Harris, qu’on pensait honorable, cautionne-t-il ce montage ?  »

 

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Published by Sylvie ASSE
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QUI SOMMES-NOUS ?

En janvier 2012, marqué par la souffrance des sans-abris, des sdf et des exclus, un groupe d’internautes se constitue en association de fait baptisée « Collectif Entraides Citoyennes ». Pendant un an, il soutient des projets dédiés au secours d’urgence nés de l’initiative de particuliers et d’associations. Quinze mois plus tard, le collectif décide d’intensifier son action et de devenir une association loi 1901 afin d’étendre son champ d’action.

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L’association « Entraides Citoyennes » a pour objet de :
1) soutenir toutes les personnes physiques ou morales dans leurs actions au bénéfice des sans-abris, des sdf et des victimes de l’exclusion qui lui en font la demande par : la communication de leurs actions ; l’organisation, la participation ou la coordination d’opérations pour renforcer leurs moyens et leurs ressources ; la collecte et la redistribution de produits de première nécessité : vêtements, hygiène, nourriture, matériel, etc. ; tout autre moyen qui fera l’objet d’une convention

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Déclaration en préfecture de Paris le 04 06 2013 - RNA n° W751220057 - Publication au JO du 15 06 2013, N° d'annonce : 1418, N° de parution : 20130024.

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