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Vers la lettre ouverte aux élus d'opposition
et ses réactions

 

   Sylvie Assé

 

valls-prefet-christian-lambert_stephane-Gatignon.jpg

Au lendemain de la visite du ministre de l'intérieur Manuel Valls, sa promesse d'envoyer des CRS dans les quartiers de Sevran où sévissent les dealers jusque dans les cages d'escalier et les halls des immeubles prend malheureusement encore plus de sens... Des enfants de CP se sont piqués à une seringue jetée dans la cour de l'école après usage...

A Sevran, Stéphane Gatignon, maire EELV, utilise les médias pour attirer l'attention du gouvernement sur la situation de la ville.

 

Une ville dont les habitants sont les otages du trafic de stupéfiant qui profite à une poignée de dealers...

 

Pendant qu'il obtient, à force de coups de gueule médiatiques et d'opiniatreté les moyens de venir à bout de ce fléau, le Front de gauche critique régulièrement et bruyament ses interventions à grand renfort de courriers déposés dans les boîtes aux lettres des habitants...

 

Au lieu de s'unir aux côtés d'un élu qui bouge et finit par obtenir ce dont les sevrannais ont besoin - et qui obtiendrait sans doute plus, et plus durablement, avec l'unité - ils dénoncent depuis plusieurs années le changement de bannière du maire (verte au lieu de rouge, et alors ?) et lui reprochent de donner une "image négative de la ville". Lamentable...


Certes, il n'y a pas que des dealers à Sevran. Il y a des forces vives ! Dont de nombreuses associations qui se démènent pour offrir plus en matière d'éducation, de culture, de sport, de cadre de vie, d'infrastructures, de transport...

 

la bourse ou la ville gatignonMais il y a aussi un taux de chômage catastrophique lié à la frilosité des entreprises qui rechignent à s'installer dans notre ville ou à embaucher des personnes qui ne disposent pas de transports en commun fiables.


Ohé, les forces de gauches : cessez vos querelles politicardes et unissez-vous pour que la ville continue d'évoluer ! Cessez de tenter de prendre les citoyens sevrannais en otage de vos querelles et mettez vous au boulot.

 

Car pendant que vous cogitez pour convaincre les sevrannais que vous avez raison de vouloir redorer le blason sevrannais, les dealers, eux, continuent d'agir pour nous pourrir la vie dans les grandes largeurs !

 

Merci à stéphane Gatignon sans les actions duquel on pleurerait sans doute plus de morts, d'agressions, de mal être. Merci d'être entré en guerre contre le trafic des drogues dures. Car c'est bien d'une guerre dont il s'agit, comme en témoignent les deux articles ci-dessous.

 

Alors s'il le faut, continuons de demander l'aide de l'armée pour vivre en paix.




 

 

 

Vers la lettre ouverte aux élus d'opposition
et ses réactions

 

 

 

 

 

 

 

 

Déclaration de la municipalité de Sevran
Le jeudi 18 avril 2013

La commune de Sevran ne peut porter seule le dispositif
de lutte
contre la profusion des seringues dans les quartiers

Chaque mois, ce sont entre 300 et 350 seringues qui sont récupérées par les services municipaux. Celles-ci sont stockées dans des boîtes spéciales puis confiées à une entreprise spécialisée dans l’élimination des déchets médicaux à risques infectieux.
Les services de la ville sont confrontés à une recrudescence du nombre de seringues abandonnées. Une carte des « points sensibles » a été établie qui inclus les groupes scolaires concernés par ces nuisances. Elle permet une vigilance renforcée des services sur ces points.

 
Dans la dernière période, le 18 octobre dernier, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a abordé à nouveau ces problèmes à travers l’examen du dispositif de mise en œuvre de la collecte des seringues. A la suite de ce CHSCT quatre réunions de travail ont été organisées pour améliorer le dispositif, le 13 décembre 2012, les 23, 24 et 31 janvier 2013. Le médecin directeur du centre municipal de santé a organisé les formations en direction des agents des services plus particulièrement confrontés aux problèmes des seringues comme les services propreté urbaine, parcs et jardins ainsi que le service des sports. Une centaine d’agents sont ainsi informés et formés. Ce dispositif sera étendu aux personnels scolaires en partenariat avec l’éducation nationale.

 
La ville de Sevran fait donc face à une situation extrêmement lourde malgré la faiblesse de ses moyens. Les causes de cette profusion de seringues sont bien entendu liées à la consommation de produits illicites ainsi qu’au trafic de stupéfiants. Mais pas seulement.
L’Agence Régionale de Santé a impulsé au sein de l’hôpital Robert Ballanger un travail de prévention de la « toxicomanie » qui conduit une politique très active. 1500 "kitplus" contenant deux seringues sont distribués chaque mois soit 3000 seringues.


 

Les toxicomanes viennent se piquer directement dans ce quartier de Sevran situé entre l'hôpital et la gare RER des Beaudottes où se trouvent nos écoles. Une fois les seringues utilisées, une partie importante des usagers les abandonne dans les espaces publics. La recrudescence de ce phénomène depuis plusieurs mois est liée au départ des CRS. Cette situation, tant que les CRS ne sont pas revenus, ne peut donc que s’amplifier.


 

L’Etat , l’ARS et collectivités locales concernées ainsi que l’Hôpital Robert Ballanger doivent travailler de concert pour régler ces difficultés exceptionnelles que subit Sevran. C’est une question de santé et de sécurité publiques pour les sevranais et leurs enfants.
Le renforcement de la prévention est essentiel comme il est essentiel que les forces de l’ordre soient spécialement mobilisées sur les quartiers où les trafics rendent impossible la vie des habitants.
 


 

Le Monde, 16 04 2013

 

Ramassée dans la cour par un élève, près d'un buisson où les toxicomanes ont leurs habitudes, elle est passée de main en main, avant de piquer deux fillettes : une seringue découverte mardi 16 avril dans une école des Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis) a ravivé la colère dans ce quartier gangréné par le trafic de drogue, où le ministre de l'intérieur était en visite quatre jours plus tôt.


Vers midi, "on a envoyé les enfants à la cantine", raconte un membre de l'encadrement de cette école. "C'est à ce moment-là que des CP ont attrapé la seringue. Des grands les ont vus courir. Ils leur ont dit de la lâcher par terre", explique-t-il.


Neuf enfants, qui l'ont manipulée, ont été pris en charge à l'hôpital. Deux d'entre eux, des petites filles de 6 ans piquées, l'une à l'index, l'autre à la paume, ont reçu un traitement préventif "par bithérapie" pour "prévenir d'éventuelles maladies infectieuses", a indiqué la préfecture. Les résultats de l'analyse de la seringue doivent être connus mercredi.


Pour une dizaine de mamans auxquelles l'école a annoncé le "problème" à l'heure du déjeuner, c'est l'incident de trop. Reçues dans une classe par le directeur, l'inspectrice et une psychologue scolaire, elles ont vidé leur sac. "S'ils ne sont plus en sécurité à l'école, ils sont en sécurité où ?" s'interroge Samira, une déléguée des parents habitant les Beaudottes depuis six ans. "C'est un ras-le-bol, des seringues j'en trouve jusque dans mon bâtiment !" se plaint-elle. Excédées, elles reprochent à l'Etat et à la commune d'avoir tardé à réagir, alors que des seringues avaient déjà été retrouvées peu après la rentrée.

Ce que confirme un membre de l'encadrement : "c'est la troisième fois qu'on retrouve des seringues dans l'école". "La première fois, c'était en septembre par des 'grands'. La deuxième fois, une enseignante avait retrouvé un 'kit' sur sa voiture", dit-il. "Parfois, on arrête de faire du sport dans la cour car des gens se piquent dans le buisson juste en face", ajoute-t-il.


"Le coin est un peu comme une cuvette" et "des toxicomanes" en profitent pour "se cacher" derrière un bosquet avant de jeter leurs seringues de l'autre côté de la grille de l'école, explique Brahim Kechkeche, président des parents élus au conseil de l'école. Selon la préfecture, cinq autres seringues ont été retrouvées mardi, à proximité directe de l'établissement.

 

"Il ne faut pas minimiser" cette histoire de seringue, s'exclame une déléguée des parents, mère de quatre enfants, souhaitant rester anonyme. "Ici c'est les Beaudottes, il n'y a que ça, des vendeurs et des acheteurs !" A deux pas du RER, ce quartier, placé en zone de sécurité prioritaire (ZSP), se découpe en 29 immeubles qui rassemblent 1 200 logements sociaux. Dans certaines de ces tours, des bandes ont élu domicile pour se livrer au trafic de drogue.

En visite, le 12 avril, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a promis un nouveau renfort de CRS, dans une ville où en juin 2011 déjà, 90 d'entre eux avaient été déployés à la demande du maire EELV de la ville, Stéphane Gatignon.

 

 

Libération, 14 02 2013

 

Pneus crevés et intimidations, des habitants mobilisés contre les dealers de leur quartier à Sevran, ville sinistrée de Seine-Saint-Denis, ont reçu la promesse cette semaine d’un nouveau renfort de CRS.


A deux pas de la gare RER, le quartier des Beaudottes se découpe en 29 immeubles de couleur claire qui rassemblent 1.200 logements sociaux. Dans certaines de ces tours, des bandes ont élu domicile pour se livrer au trafic de drogue.


Exaspérés par ce trafic et le climat de violence général, des voisins ont décidé d’occuper leur hall d’immeuble cette semaine pour gêner les dealers, un «appel au secours» entendu par le ministre de l’Intérieur qui a promis des renforts de CRS.


Mardi soir, «on est tous descendu. Les jeunes étaient en colère», raconte une membre de l’amicale des locataires, sous couvert d’anonymat. Le lendemain, ils retrouvent des pneus crevés sur quatre de leurs voitures. Une vingtaine de voisins, furieux, partent se plaindre auprès de la mairie.


«Les jeunes nous ont dit: +Vous voulez la guerre? Vous aurez la guerre...+», raconte une dame qui ne veut pas que son nom soit cité.

Les mobilisations d’habitants de cités contre les trafics et l’insécurité se sont multipliées ces derniers mois en Ile-de-France mais celle des Beaudottes a provoqué la venue du ministre de l’Intérieur vendredi.


Manuel Valls qui s’est dit «touché par cet appel au secours», a promis des renforts de CRS, réclamés par le maire EELV Stéphane Gatignon.


En juin 2011, c’est dans un autre quartier de la ville, Montceleux, que des balles sifflaient, notamment à proximité d’une école primaire.


Le maire avait demandé au ministre de l’Intérieur de l’époque, Claude Guéant, une «présence de l’armée 24 heures sur 24». Quatre-vingt dix CRS avaient été déployés et M. Guéant s’était engagé à ce «que les voyous payent».


Après leur départ, «le trafic, qui existe toujours, est devenu encore plus perturbateur», observe le député Front de gauche François Asensi. «Les habitants ont dépassé leur crainte» en défiant les dealers, «il faut les soutenir», estime-t-il, tout en soulignant que les forces de l’ordre ne résoudront pas tout dans cette ville où le taux de chômage des jeunes atteint, selon la mairie, jusqu’à 40%.


«Ce qu’il faut, c’est du travail pour les jeunes», a plaidé vendredi un habitant, apostrophant le ministre.

(...)

Le Parisien - 14 04 2013

foot-sevran-LP-Berangere-Lepetit.jpg« La violence, on s’en foote pas ! » : c’était le mot d’ordre du tournoi de organisé hier à Sevran. Trois mois après la d’Ahmed, 22 ans, un habitant de la cité des Beaudottes tué d’une rafale de kalachnikov, l’idée était d’organiser une rencontre entre les adolescents des différents quartiers autour de valeurs comme le respect, l’esprit d’équipe.


C’est un collectif d’associations, décidé à en finir avec la violence, qui a chapeauté le tournoi où une centaine de jeunes de 10 à 16 ans se sont affrontés. Coïncidence, ce tournoi de foot était organisé à l’issue d’une semaine tendue aux Beaudottes, un quartier miné par le trafic de drogue. Mais aussi au lendemain de la visite du ministre de l’Intérieur Manuel Valls.
 
Une « guerre des partis de gauche » qui nuit à la démocratie et pourrit le climat
 
Quelques exemples des erreurs de ciblage de cette guerre de partis...
 
http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/06/06/sevran-dans-le-9-3-la-guerre-des-gauches-finit-au-commissariat-232731
 
http://www.liberation.fr/politiques/2012/05/28/freres-ennemis-en-seine-saint-denis_821983

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QUI SOMMES-NOUS ?

En janvier 2012, marqué par la souffrance des sans-abris, des sdf et des exclus, un groupe d’internautes se constitue en association de fait baptisée « Collectif Entraides Citoyennes ». Pendant un an, il soutient des projets dédiés au secours d’urgence nés de l’initiative de particuliers et d’associations. Quinze mois plus tard, le collectif décide d’intensifier son action et de devenir une association loi 1901 afin d’étendre son champ d’action.

Objet :

L’association « Entraides Citoyennes » a pour objet de :
1) soutenir toutes les personnes physiques ou morales dans leurs actions au bénéfice des sans-abris, des sdf et des victimes de l’exclusion qui lui en font la demande par : la communication de leurs actions ; l’organisation, la participation ou la coordination d’opérations pour renforcer leurs moyens et leurs ressources ; la collecte et la redistribution de produits de première nécessité : vêtements, hygiène, nourriture, matériel, etc. ; tout autre moyen qui fera l’objet d’une convention

2) soutenir directement les sans-abris, les sdf et les victimes de l’exclusion par tous les moyens, en vue d’un exercice effectif de leurs droits fondamentaux,  notamment : prêt et don de produits de première nécessité ; défense de leurs droits, libertés et intérêts devant toute juridiction administrative, civile ou pénale

Déclaration en préfecture de Paris le 04 06 2013 - RNA n° W751220057 - Publication au JO du 15 06 2013, N° d'annonce : 1418, N° de parution : 20130024.

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